Les Papillomavirus Humains : des virus souvent discrets
Les Papillomavirus Humains ou HPV
sont des virus très répandus, surtout chez les femmes jeunes (2). Ils se transmettent le plus souvent lors des relations sexuelles et des contacts intimes (3).
La plupart du temps, les Papillomavirus Humains sont éliminés spontanément par l'organisme (4). Mais certains peuvent persister dans les muqueuses génitales et provoquer parfois des lésions du col de l'utérus. Bien souvent, aucun symptôme ne permet d'alerter la femme concernée.
On classe les Papillomavirus Humains en deux groupes :
- les types non cancérigènes
(dont les types 6 et 11). Ces virus peuvent provoquer des verrues génitales (ou condylomes acuminés) qui sont des anomalies gênantes très contagieuses (13). Ces lésions ne sont pas cancéreuses mais leur traitement peut être lourd et douloureux et les récidives sont fréquentes (5).
- les types cancérigènes
(dont les types 16 et 18). Ces virus peuvent provoquer le développement de cellules anormales à l'origine de lésions précancéreuses. Si elles ne sont pas décelées assez tôt et traitées, ces lésions peuvent évoluer à terme vers un cancer du col de l'utérus (6,7).
Zoom sur : Toutes les femmes sont concernées
En France, le cancer du col de l'utérus touche environ 3 000 femmes par an (données 2005) (2).
Les Papillomavirus Humains responsables de ce cancer peuvent causer aussi d'autres maladies (par exemple : lésions précancéreuses de la vulve et du vagin).
On estime que plus de 7 femmes sur 10 seront exposées aux Papillomavirus au cours de leur vie sans symptôme apparent (8), avec un risque d'exposition maximal entre 15 et 24 ans (9). La plupart de ces virus seront éliminés naturellement, mais si une infection persiste, elle peut provoquer une lésion précancéreuse ou un cancer du col de l'utérus après plusieurs années.